Description de l'Ile de Djerba
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Djerba, parfois orthographiée Jerba (جربة), est une île de 514 km² (25 kilomètres sur 20 et 125 kilomètres de côtes) située dans le golfe de Gabès[2] au sud-est de la Tunisie. Il s'agit de la plus grande île des côtes d'Afrique du Nord. Sa principale ville, Houmt Souk, compte à elle seule 44 555 habitants[1]. Ulysse l'aurait traversée, les Carthaginois y ont fondé plusieurs comptoirs et, aux alentours de 587 av. J.-C., l'île accueille des réfugiés juifs après la destruction du Temple de Jérusalem. Les Romains y construisent plusieurs villes et y développent l'agriculture et des ports commerciaux. Chrétienne, vandale, byzantine puis arabe, Djerba est depuis les années 1960 une destination touristique populaire. Il s'agit de l'une des dernières régions de Tunisie où une langue berbère est encore parlée. Elle est reliée au continent par un bac assurant la traversée entre Ajim au sud-ouest de l'île et Jorf — la traversée dure environ 15 minutes — et par une voie de sept kilomètres remontant à l'époque romaine et reliant l'extrémité sud-est de l'île (localité d'El Kantara) à la péninsule de Zarzis L'île, qui dépend administrativement du gouvernorat de Médenine, est située entre 480 et 530 kilomètres de Tunis par la route[6] et à plus de 100 kilomètres de Gabès. Elle très proche du continent par deux avancées de part et d'autre de Jorf et Ajim à l'ouest et de Zarzis et El Kantara à l'est. Par ailleurs, l'extension de la plage de Mezraya (Sidi Mahrez) forme une presqu'île, Ras R'mal, qui est l'un des importants sites touristiques de l'île. Le climat de Djerba est de type méditerranéen mais à tendance semi-aride car il se trouve au carrefour des masses d'air méditerranéennes et sahariennes. Ainsi, la température annuelle moyenne y est-elle de 19,8 °C, les moyennes mensuelles ne dépassant guère 30 °C ni ne descendant au-dessous de 8 °C[8]. En été, la moyenne maximale atteint 32,7 °C mais se trouve atténuée par la brise marine, alors qu'en hiver, les moyennes mensuelles sont supérieures à 12 °C[ L'île reste sous la domination ottomane jusqu'en 1881, date à laquelle la Tunisie passe sous protectorat français : « Le 28 juillet 1881, les troupes françaises occupent Borj El Kebir (à Houmt Souk) et y restent jusqu'en 1890, date à laquelle l'administration de l'île passe à l'autorité civile[27]. » En 1956, la Tunisie accède à l'indépendance et Djerba devient une délégation dépendant du gouvernorat de Médenine. Dès lors, comme le principal adversaire politique du président Habib Bourguiba pendant la lutte pour l'indépendance de la Tunisie, à savoir Salah Ben Youssef — les deux hommes politiques ayant une approche politique différente — était originaire de Djerba, l'île est négligée pendant plusieurs années sur le plan des infrastructures. Pendant que des hôpitaux, lycées et routes sont construits, même dans de petites localités dans le reste du pays, Djerba n'en est dotée que durant les années 1970 et 1980. Djerba n'est pas encore un gouvernorat, même si un projet serait en cours, alors que des régions beaucoup moins peuplées le sont devenues. Entre 1962 et 1969, les Djerbiens s'expatrient par milliers (entre 5 000 et 6 000) en raison de la mauvaise conjoncture économique et rejoignent l'Europe (pour 80 % d'entre eux vers la France). Plus de la moitié de ces derniers s'installent dans la région parisienne. En mars 1976, certaines rues d'Ajim sont transformées afin de servir de décor, les 2 et 3 avril, au tournage de La Guerre des étoiles. Des rues de Mos Eisley sont ainsi représentées. À 14 kilomètres au nord, le marabout de Sidi Jemour sert également de décor à Mos Eisley et Anchorhead. Le visage de l'île a beaucoup changé depuis les années 1960 : zone hôtelière, extension de l'aéroport et des localités et — de simples hameaux devenant de véritables localités —, élargissement des routes ou encore installation de pylônes électriques. Seules certaines parties de l'intérieur de l'île sont restées presque intactes tout comme une partie de la côte méridionale. Le 11 avril 2002, un attentat est commis contre la synagogue de la Ghriba. Un camion bourré d'explosifs saute à proximité de cette dernière: 21 personnes sont tuées, dont 14 Allemands, 5 Tunisiens et 2 Français, et d'autres blessées. Le gouvernement tunisien parle alors d'un accident mais les experts suggérèrent rapidement un attentat qui est revendiqué par la suite par Al-Qaida. En 2004, Djerba compte 139 517 habitants répartis sur trois délégations qui correspondent à trois villes aux fonctions très différentes[9] : Houmt Souk, cité considérée comme la « capitale » de l'île avec 44 555 habitants ; Midoun, centre le plus proche des activités touristiques ; Ajim, ville plus en retrait par rapport à la dynamique insulaire.   Ces délégations correspondent à trois municipalités : Djerba Houmt Souk, Djerba Midoun et Djerba Ajim. Les habitants de l'île sont principalement arabophones même s'il s'y trouve une grande communauté berbérophone (Kutamas, Nefzas, Hawwaras, etc.). La plus grande partie de l'île est occupée par des villages d'origine berbère comme Mezraya, Ghizen, Tezdaine, Wersighen, Sedouikech, Ajim et Guellala qui parlaient le tamazight, appelé également chelha, langue aux consonnances explosives où la lettre « t » revient presque à chaque mot[42]. La tradition berbérophone est maintenue surtout par les femmes[43]. Il existe par ailleurs une petite et très ancienne communauté juive « pétrifiée dans les traditions hébraïques les plus anciennes »[44] et qui descenderait des exilés de Jérusalem. Elle a vécu en vase clos pendant des millénaires[44]. Une communauté d'origine arabe se serait installée à Djerba lors de l'invasion des Hilaliens. Djerba compte aussi une importante communauté noire musulmane arabophone d'origine principalement soudanaise, installée surtout à Arkou, non loin de Midoun[45]. Une communauté originaire du sud de la Tunisie (région de Beni Khedache) vit dans son propre quartier à Houmt Souk, Houmet Ejjoumaâ, et s'habille différement des autres Djerbiens (en particulier les femmes)[46] :
Source: Wikipédia L’encyclopédie libre

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